Grande assiette aux deux coqs : une céramique des années 50

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Cocorico d’après-guerre

Sur le fond lustré de cette céramique, deux coqs bariolés se croisent, collègues de basse-cour ou combattants en attente. Le coup de pinceau est enlevé, expressif. La fabrication est française pour le grand magasin de luxe new-yorkais Saks Fifth Avenue. Les américains aussi ont été sensibles aux charmes renaissants de notre gallinacé national ! La signature, j’en vois une mais je ne parviens pas à l’identifier… (aidez moi si vous savez !)

Un volatile en vogue dans la céramique et ailleurs

Sans doute dans un élan patriotique succédant aux ambigüités de la guerre, le coq est devenu une star du bestiaire décoratif des années 50 et 60. De nombreux créateurs se le sont approprié pour en donner leur interprétation. Le peintre Edouard Pignon s’en est fait une spécialité que ce soit dans ses décors de céramiques des années 50 ou dans ses peintures ultérieures de combats de coqs, très teintées d’expressionnisme.
Jean Lurçat, célèbre pour son apport au renouveau de la tapisserie a créé un archétype ornemental de la bestiole, fièrement plantée sur ses ergots et comme nimbée de flammes. La firme Keraluc de Quimper a donné sa version en rondeurs assagies en proposant un modèle de bouteille en céramique à la forme de coq. La céramiste Guidette Carbonell présente un coq excentrique a 5 pattes.
Même le grand Georges Jouve a sacrifié au culte du coq !

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