Quelques bijoux « Henry »…

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Collier aigle "Henry"

Au fond de la boite à bijoux de ma grand-mère il y avait une paire de boucles d’oreilles qui m’évoquaient quand j’étais petite les princesses du moyen-âge. Elles portaient ce simple prénom « Henry » qui m’intriguait beaucoup. Il est arrivé bien des misères à ces boucles que j’ai beaucoup bricolées dans ma folle jeunesse. Il y quelques années, dans un vide-grenier, je suis retombée sur de mystérieux bijoux à l’élégante signature et j’ai depuis eu la chance de chiner quelques beaux exemplaires des créations « Henry ».

Un créateur lyonnais nommé Henry, Henry Périchon. (1910-1971)

Inventeur de bijoux néo-médiévaux, néo-antiques, néo-byzantins, un peu primitifs, jamais bling bling et subtilement raffinés, opposant souvent une surface martelée à des cristaux facettés, Henry Périchon, fils de joaillier, a œuvré des années 1940 à 1971, date de sa mort. Il utilisa principalement deux matériaux essentiels : le métal, doré le plus souvent et l’acétate de cellulose ou « talosel » comme le fit aussi la grande créatrice Line Vautrin.

Collier aigle "Henry"

Une pièce exceptionnelle que ce grand collier orné d’un important pendentif d’inspiration médiévale.


Collier à fleurs de lys Henry

Ce collier rare mêle perles, pâtes de verre et éléments en métal doré ornés de cristaux de couleur ambre et améthyste.


Collier coeurs Henry

Dans ce collier spectaculaire des années 60, on retrouve l’influence antique chère à Henry et aussi la tendance hippie chic de l’époque.


Bracelet Henry

Bracelet d’inspiration médiévale

Inspiration historique et luxueuse fantaisie

Dans l’air du temps de l’après-guerre, finies les formes géométriques de l’art déco et bienvenue au néo-médiévisme, au baroque, au luxe inspiré des temps jadis. Au cinéma, durant l’occupation et dans l’immédiate après-guerre, un triomphe était fait aux films poétiques en costumes de Carné et Prévert ou de Jean Cocteau. La haute-couture proposait alors des robes et des chapeaux de princesses prêtes à errer dans des couloirs de châteaux ou à poser nonchalamment dans des salons bourgeois.

Les bijoux « Henry » s’inscrivaient dans cette rêverie d’un ornement à la mode mais s’inspirant d’autres temps. Ils se vendaient dans les magasins de couture et les boutiques de luxe, des stars de l’époque comme Michèle Morgan ou Claudette Colbert les portaient.
Aujourd’hui Henry fait partie de ces créateurs de la grande période du bijou fantaisie de luxe dont la production est recherchée par les collectionneurs tant en France qu’en Europe et aux Etats-unis.

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